Déclaration de la ville d'Iéna sur les communications des Jeunesses de gauche de Thuringe
La ville d'Iéna voit dans les communications publiques de la Jeunesse de gauche de Thuringe concernant le projet de centre de recrutement de l'armée allemande une relativisation problématique et l'annonce de possibles délits.
Le maire Benjamin Koppe déclare à ce sujet :
"L'armée allemande fait partie de notre société depuis de nombreuses années et a également été un partenaire fiable pour la ville d'Iéna. Pendant la pandémie, de nombreuses personnes ont pu constater très concrètement à quel point le soutien était naturel là où la charge était particulièrement lourde. Cela concerne entre autres le soutien à l'hôpital universitaire, mais aussi les interventions dans les établissements de soins et autres domaines sensibles. Pour cela, il y a encore aujourd'hui du respect et de la gratitude".
En même temps, il est souligné que la critique et la protestation politiques sont bien entendu couvertes par la liberté d'expression. Cela vaut également pour les discussions controversées sur le service militaire obligatoire, la Bundeswehr ou les décisions de la Confédération en matière de politique de sécurité.
Mais il est également clair que celui qui déclare publiquement vouloir "mener la vie dure" à une institution étatique de manière durable et qui inclut ouvertement les dommages matériels, annonce des délits et tente de faire de l'intimidation une méthode politique.
Benjamin Koppe poursuit :
"Ce qui est toutefois totalement inacceptable, ce sont les déclarations publiques annonçant des perturbations ciblées, des intimidations et des dommages matériels contre une institution étatique. Il faut mettre en garde de manière claire et nette contre une telle forme d'extrémisme politique. En effet, il s'agit ici de créer sciemment un climat dans lequel des dépassements de limites sont préparés, légitimés et éventuellement mis en œuvre à la fin. Selon la devise : "C'est de ça que vient ce genre de choses".
En outre, la ville fait référence à la dynamique croissante de la radicalisation politique dans l'espace public et sur les réseaux sociaux. Selon la ville, on constate de plus en plus souvent que la radicalisation verbale peut rapidement se transformer en intimidation réelle, en dommages matériels et en agressions à caractère politique. C'est pourquoi il convient de désigner clairement et rapidement où s'arrête le débat démocratique et où commence la menace d'actes criminels.
Pour conclure, la ville d'Iéna annonce qu'elle va porter plainte :
"En tant que ville, nous déposerons une plainte pénale. Le ministère public devra ensuite vérifier si certaines déclarations publiques répondent au soupçon de perturbation de la paix publique par la menace de délits selon le § 126 du code pénal ou d'incitation publique à commettre des délits selon le § 111 du code pénal", explique Koppe en conclusion.
Contexte : le vendredi 8 mai 2026, la ville d'Iéna avait publié un communiqué de presse annonçant que l'armée allemande avait décidé d'ouvrir un centre de recrutement à Iéna d'ici l'été 2027.